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Vacances des enfants en Valais (camps ou centres aérés) déductibles des impôts !

Oui le camp de vacances est une vraie solution de garde!


Dans le canton du Valais, la réglementation concernant la déduction des frais des vacances des enfants en camp ou en centre aéré a été spécifiquement assouplie ces dernières années, avec une mise à jour majeure suite à l'arrêt du Tribunal Fédéral de mars 2026.

Voici les règles applicables pour vos déductions en Valais :

Montants déductibles

  • Impôt Cantonal et Communal (ICC) : Vous pouvez déduire jusqu'à 25'000 CHF par enfant et par an pour les frais de garde effectifs.

  • Impôt Fédéral Direct (IFD) : Le plafond est légèrement plus élevé, fixé à 25'800 CHF pour l'année fiscale 2025/2026.

Conditions spécifiques en Valais

  • Âge : Jusqu'au mois du 14ème anniversaire de l'enfant.

  • Justificatifs : Vous devez impérativement joindre les factures et preuves de paiement à votre déclaration. Les documents doivent mentionner le nom, le prénom et l'adresse complète de l'organisme ou de la personne qui a assuré la garde.

  • Nécessité de garde : La déduction est acceptée si les deux parents travaillent ou sont en formation durant la période du camp. L'arrêt récent précise que même si le camp a un but pédagogique ou ludique (ex: camp de langue, sport, créativité), il reste déductible tant qu'il remplit sa fonction première de garde.
    Le Tribunal fédéral a également clarifié un point important : un camp ne perd pas automatiquement son caractère de “frais de garde” parce qu’il contient une dimension éducative ou récréative.

    Ainsi, un camp peut parfaitement proposer :

    • des activités sportives ;
    • des ateliers créatifs ;
    • de la musique ;
    • des animations pédagogiques ;
    • des activités culturelles ou éducatives,

    tout en restant considéré comme une solution de garde déductible fiscalement.

    Ce qui est déterminant aux yeux de l’administration fiscale, ce n’est pas uniquement le contenu du camp, mais surtout son objectif principal : assurer la prise en charge de l’enfant pendant que les parents travaillent.

    Les frais sont fréquemment admis pour :

    • les camps de vacances organisés par les communes ;
    • les centres aérés ;
    • les stages multisports ;
    • les camps créatifs ;
    • les structures d’accueil vacances ;
    • les activités encadrées organisées durant les vacances scolaires.

    Ces activités sont généralement reconnues comme répondant à un besoin réel de garde.

    Certaines dépenses restent plus délicates à faire accepter, notamment :

    • les séjours linguistiques très coûteux ;
    • les camps organisés à l’étranger ;
    • les activités considérées comme “haut de gamme” ou purement récréatives ;
    • les stages destinés à des adolescents déjà considérés comme suffisamment autonomes.

    Dans ces cas, l’administration peut estimer qu’il s’agit davantage d’un loisir que d’une nécessité de garde.


    Situation des parents séparés ou en garde alternée

    Lorsque les parents sont séparés, la déduction reste possible, mais certaines règles doivent être respectées.

    En pratique :

    • chaque parent peut déduire la part des frais qu’il a réellement payée ;
    • il est important d’éviter que les deux parents déclarent les mêmes montants ;
    • l’administration fiscale peut demander des justificatifs complémentaires.

    Parmi les documents parfois exigés :

    • la convention de séparation ou le jugement de divorce ;
    • les preuves de paiement ;
    • la répartition détaillée des frais entre les parents.

    Quel peut être l’impact concret sur les impôts ?

    La déduction peut représenter une économie fiscale intéressante pour les familles.

    Exemple typique en Valais

    • revenu imposable du foyer : entre CHF 90’000 et CHF 120’000 ;
    • frais déclarés pour camps et stages : environ CHF 5’000.

    Dans une telle situation, l’économie d’impôt peut souvent se situer entre CHF 700 et CHF 1’500.

    Le montant exact dépend toutefois de plusieurs éléments :

    • la commune de domicile ;
    • le revenu imposable ;
    • la situation familiale ;
    • le nombre d’enfants ;
    • le taux d’imposition applicable.

    Depuis la décision du Tribunal fédéral, les administrations fiscales examinent principalement une question centrale :
    “Le camp ou le stage constituait-il principalement une solution de garde liée à l’activité professionnelle des parents ?”
    Lorsque la réponse est clairement oui et que le dossier est bien documenté, les chances d’obtenir la déduction sont optimales.

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