Autisme et Intervention Phoniatrique Intégrée

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Autisme et Intervention Phoniatrique Intégrée

Notre expert

Lidia D'Orlando
Thérapeute en Audio-psycho-phonologie selon l'Intervention Phoniatrique Intégrée du Pr Massimo Borghese
www.audiopsychophono.com
www.massimoborghese.it

        

Autisme et diagnostic

  
Afin de faire connaître l'Intervention Phoniatrique Intégrée (I.P.I.), approche développée au début des années 1990 en Italie par le Pr Massimo Borghese, médecin chirurgien, spécialisé en oto-rhino-laryngologie et en phoniatrie, je me suis basée sur le contenu d'un congrès médical où le Pr Borghese est intervenu pour parler d'autisme et de modalités diagnostiques en particulier.
      
Avec son accord mais aussi avec l'expérience qu'il m'a permis d'acquérir dans ses cabinets, en qualité de thérapeute I.P.I., lors de consultations avec des parents accompagnant leur enfant, je désire relever certains points qui m'ont semblés particulièrement importants.
En effet, lors de cette conférence il a souhaité mettre en évidence certains aspects de la gestion du diagnostic, du pronostic et des thérapies de l'autisme, qui selon lui méritent de plus amples réflexions et considérations.
      
Le premier point sur lequel le Pr Borghese a voulu s'attarder et qui est celui que je voulais relever, est le fait que le diagnostic de l'autisme est un diagnostic clinique et non un diagnostic instrumental, anatomopathologique ou étiologique. Pour déterminer qu'un enfant se trouve dans le spectre de l'autisme ou non, il ne suffit pas de se référer à certains signes, visibles sur le plan macroscopique, d'altérations cérébrales ou à quelques examens génétiques de laboratoire.

Les principales raisons soutenant son affirmation sont décrites en détails dans les liens ci-dessous, avec aussi le lien en version originale faisant foi:

http://www.audiopsychophono.com/uploads/9/8/3/1/9831763/actualites_sur_le_theme_de_l_autisme.pdf
http://www.audiopsychophono.com/uploads/9/8/3/1/9831763/attualita_autismo_aprile_2013_mb.pdf

    
Néanmoins, je souhaite citer la raison suivante car j'ai rencontré au cours de mes observations dans les cabinets du Pr Borghese plusieurs parents qui s'interrogeaient à ce sujet: « La lésion organique de l'encéphale n'est pas seulement synonyme de lésion visible macroscopiquement (grâce au CT ou IRM), mais cela signifie une lésion neuronale, des synapses, des cellules gliales (intoxiquées par exemple de métabolites pathologiques ou empoisonnées par des métaux toxiques), des neurotransmetteurs, toutes sont des situations non visibles avec les méthodes traditionnelles de diagnostic par l'imagerie, mais pas pour autant non existantes. »
              
Lorsque l'on détecte la présence des signes cliniques suivants chez un enfant, on peut alors parler d'autisme et établir un diagnostic en conséquence:

  • L'apparition de la symptomatologie ou début de la régression avant l'âge de 30 mois.
  • Manque général de réactivité envers les autres.
  • Absence de langage ou déficit important dans son développement.
  • Capacité de parler (lorsqu'elle est présente) déformée et particulière (écholalie, productions stéréotypées, inversion de pronoms, etc).
  • Présence de stéréotypies motrices et/ou verbales.
  • Des troubles sensoriels par excès (comme l'hyperacousie ou sensibilité excessive à d'autres stimuli sensoriels) ou alors par défaut (comme le manque de sensibilité à la douleur).
  • Les troubles du comportement de divers types, tels que des réactions insolites à l'environnement, des rituels, parfois obsessionnels, de l'auto- et/ou de l'hétéro-agressivité, etc.

       
Le diagnostic clinique d'autisme est, selon l'avis du Pr Borghese, une nécessité immédiate. Il ne doit pas être repoussé, ni suspendu jusqu'à l'obtention des conclusions instrumentales de certaines altérations visibles au plan macroscopique. En effet, le temps que l'on peut perdre dans ces recherches pourrait être très important. Or celui-ci pénalise le démarrage d'une thérapie en vue d'une récupération parce qu'il n'est pas dit que toute découverte d'altération puisse être mise avec certitude en rapport avec un dysfonctionnement clinique. De plus, la connaissance de ces liens présumés n'est pas forcément déterminante pour la thérapie qui doit cibler de façon précoce et intensive une récupération des fonctions absentes ou compromises.
                          
Il serait donc plus approprié de pouvoir s'appuyer sur un diagnostic clinique afin de commencer au plus vite un parcours intensif et adapté en vue d'une récupération, d'une habilitation ou d'une réhabilitation, et parallèlement d'étudier les aspects étiologiques et anatomo-pathologiques de chaque cas.

   

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